Emmy Werner, pionnière du concept de résilience

Pionnière de la résilience

Titulaire d’un doctorat en psychologie de l’enfance de l’Université́ du Nebraska, l’américaine Emmy Werner a entrepris, en 1954, une étude portant sur 698 enfants, appartenant à des groupes ethniques variés, provenant majoritairement de milieux défavorises de l’Ile de Kauai, une des iles de l’Archipel d’Hawaï;

Elle va poursuivre cette enquête pendant plus de quarante ans, ce qui va lui permettre d’observer l’évolution des enfants, de la naissance à l’âge adulte. Son champ d’intérêt qui, au départ, portait sur les jeunes ayant un handicap (physique ou mental) ou manifestant un comportement antisocial, changea graduellement après qu’elle eut fait ces deux constats:

  • La plupart des jeunes suivis étaient compétents à solutionner leurs problèmes.
  • Un pourcentage élevé́ de jeunes sortaient indemnes d’expériences de vie particulièrement difficiles et développaient des personnalités saines et stables.

Emmy Werner va donc réorienter son étude vers les personnes qui, après avoir été́ confrontés à des situations difficiles au cours de leur enfance ou de leur adolescence, vont être en mesure de les surmonter et de se développer harmonieusement à l’âge adulte. Ceci l’amènera à identifier les facteurs de résilience suivants :

  1. La capacité́ à résoudre des problèmes ;
  2. Des traits individuels de caractère comme la connaissance de soi, l’autonomie, l’estime de soi, la confiance, l’altruisme, la sociabilité́ et l’habilité à trouver un (des) soutien(s) ;
  3. Un soutien familial solide, chaleureux et des rapports parents-enfant étroits qui s’étendent aux enseignants, conseillers et amis.

Nous devons beaucoup à Emmy Werner qui a formalisé ainsi le chemin à suivre pour améliorer notre façon de résoudre les difficultés qui surgissent au cours d’une vie.

 

 

 

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